L' EXPOSITION AU LOUVRE
du 13 octobre 2011 au 16 janvier 2012ALEXANDRE MACEDONIEN
Le Grand de Macédoine
1.Exposition au Louvre sur Alexandre Macédonien, dit le Grand
Traduit du grec par Jean-Marc Laborie
Alexandre s’en va ... en France en octobre prochain ! Et pas simplement en France mais
au musée du Louvre pour la grande exposition « Au royaume d’Alexandre le Grand
– La Macédoine antique ». L’exposition se tiendra jusqu’en janvier 2012, les préparatifs sont
d’ailleurs presque entièrement terminés. La conservatrice en chef du département des antiquités grecques et romaines du Louvre,
Mme Sophie Descamps, « a passé au peigne fin »
le nord de la Grèce et les villes macédoniennes afin de sélectionner les 668 objets qui se retrouveront à Paris.
« Les Français savent qu’ Alexandre le Grand était Grec, mais ils ne savent pas qu’il était aussi Macédonien.
Les choses sont quelque peu confuses. Ils ne savent pas, par exemple, que la Macédoine, terre natale d’Alexandre le Grand,
se trouve en Grèce.
L’exposition sera ainsi une occasion extraordinaire pour les visiteurs du Louvre de toutes les nationalités,
de redécouvrir Alexandre à la lumière de ses origines et des fortunes diverses de la légende qui court à travers les siècles »,
a indiqué Mme Descamps aujourd’hui à Thessalonique.
Il est intéressant de souligner que les Français ont été les premiers à commencer les fouilles en Macédoine
qui était alors en territoire turc ; ils ont évidemment soutiré de nombreuses antiquités aujourd’hui exposées au Louvre.
A l’occasion de l’exposition, l’ensemble des découvertes archéologiques vont donc – au moins provisoirement
– être de nouveau réunies.
Au nom de la communauté
Macédonienne de France
Madame Trencevski Liliana
78 Hameau Le Petit-Parc
76680 Rocquemont
A l'attention des organisateurs
de l'exposition
"Alexandre Le Grand"
Musée du Louvre à Paris
Nous MACEDONIENS, Nous Nous indignons contre
une injustice dont nous sommes les victimes.
Les expositions sur Alexandre Le Grand de Macedoine, à l'initiative et grace au
financement de l'Etat Grec,
qui malgré une crise économique sans précédent trouve toujours des moyens pour financer la
propagande anti-macédonienne,
fleurissent de par le monde parallèlement à leur travail continu de négation du
peuple macédonien, de son histoire, de sa culture, de sa langue et surtout de la
légitimité de son nom.
Avec l'exposition à Paris, cette propagande anti-macédonienne continue.
Si les choses sont confuses pour Madame Descamps son exposition n'apportera
aucune clarification au public, bien au contraire elle ne fera qu'accentuer cette négation.
Si aujourd'hui, une partie de la Macédoine se trouve en Grèce, après l'ignominieux partage en 1913,
cela ne signifie pas qu'elle leur a toujours appartenu.
Quant à Alexandre de Macédoine, il n'est pas compliqué de comprendre qu'il
était le fils de Philippe de Macédoine
et, par consèquent, seulement Macédonien.
Madame Descamps a oublié, lors de son "periple", de visiter les autres parties de
la Macédoine, qui, comme tout bon historien devrait le savoir, sont au nombre de quatre.
La Grèce n'en a ni l'exclusivité, ni le monopole.
1- La Macédoine actuelle: La République de Macédoine, dite aussi Macédoine
du Vardar.
2- La Macédoine du Pirin: qui a été donnée à la Bulgarie en 1913 en dédomagement
de son engagement dans les deux guerres balkaniques qui avaient pour seul
objet le partage de la Macédoine.
Pour information: la minorité Macédonienne n'est pas reconnue et est toujours
maltraitée en Macédoine du Pirin.
3- La Macédoine de l'Egée, offerte à la Grèce en 1913 (51,3% du territoir) ce qui
a considérablement augmenté le territoir de la Grèce et aussi son pouvoir,
elle qui était stratégiquement insignifiante dans ses anciennes frontières.
4- Et une partie, jamais nommée car "trop petite" pour les historiens mais peuplée
de nombreux Macédoniens a été donnée à l'Albanie; la région des lacs (Ohrid-
Prespa) où la population Macédonienne lors des derniers recensements a été
menacée de sanctions sous forme pécunière si elle se déclarait Macédonienne.
En Macédoine de l'Egée, depuis 1913, les Macédoniens ont été l'objet de nombreux
échanges de population, ont subi la terreur, l'interdiction de se désigner
Macedonien,
de pratiquer leur langue et leur culture, ont été chassés de leurs foyerschassés de leurs foyers,
des villages entiers ont été effacés de la carte et les autres ont été rebaptisés avec
des noms Grecs (ex: Kutlesh par Vergina),
de meme les patronymes des Macédoniens ont été remplacés par des patronymes Gecs
jusqu'à sur les tombes des morts.
Et en placant des populations venues d'Asie Mineur (les Madziri) et
des autres régions de l'Empire Otoman dans la Macédoine d'Egée,
il sagissait de rompre l'homogénéité ethnique des autochtones Macédoniens et de gommer
les vestiges de leur passé antique, de les éffacer de la carte du monde
pour pouvoir s'approprier leur territoir, leur histoir et leur nom, afin qu'il (l'Etat Grec)
soit aujourd'hui le seul à pouvoir les utiliser légitimement.
Madame Descamps pourra-t-elle expliquer au public non-averti que trois autres
parties ne se trouvent pas en Grèce et pourtant la Grèce revendique l'exclusive
possession.
Madame Descamps a t-elle compris qu'elle est l'instrument de la négation d'un
peuple qui s'étend jusqu'au sein de l'Union Européenne et qui a pour but de faire
disparaitre un peuple légitime.
Ce que pratique l'Etat Grec aujourd'hui avec l'aval de la communauté européenne
et sous l'indifférence des medias est sans précédent!
Un peuple qui existe et qui a son propre Etat est sommé de disparaitre pour per-
mettre à ses voisins de monopoliser une histoire -peut-etre commune- mais pas
exclusive à la Grèce.
La France, pays des droits de l'homme, éternel défenseur des peuples minori-
taires, participe à cette machination.
Comment répondra t-elle devant l'histoire ?
Au nom d'une culture gréco-romaine, et d'une histoire antique, la France et
Madame Descamps en oublient leur propre héritage des "Lumières" qui a
permis de révéler au grand jour tant d'injustices de par le monde.
La négation du peuple Macédonien qui jusqu'ici,était un ethnocide pourrait
bien devenir, si l'esprit critique ne se réveille, un génocide.
L'histoire antique est l'arme qui sert à la disparition des Macédoniens.
Certains peuples auraient droit à plusieurs noms; Hellènes, Grècs, Macedoniens
et, peut-etre d'autres encore, l'avenir nous dira...
Quand d'autres peuples n'ont pas le droit à leur nom légitime,
c'est-à-dire ;
A LEUR EXISTENCE.